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L’édito de Bourdon …


Double face –

Le Stade Montois version 2011-2012 pose question par son comportement velléitaire. Parfois brillant, souvent laborieux, jamais efficace. Il donne l’impression de ne pas savoir, ou de ne pas pouvoir exprimer son véritable potentiel.

Il en résulte une relation compliquée avec son public, partagé entre le soutien devant la bonne volonté affichée et l’exaspération face aux approximations récurrentes.

Voici peu, on évoquait une montée, voire une première place. Précisons d’abord qu’une ascension représenterait (comme l’exprimait voilà peu et très justement l’ancien président dans S-O) plus un malheur qu’une opportunité. Mais là n’est pas le sujet. La défaite contre le F.C.G a ramené sur terre tous ceux qui s’illusionnaient. Et il convient de regarder au-delà d’un essai de pénalité pour expliquer cette défaite.
Cet échec peut soit permettre une prise de conscience des carences de cette équipe soit la voir poursuivre un parcours d’une honnête médiocrité.

On s’émeut, et c’est légitime, des sifflets et quolibets d’une partie du public de “G-B” contre quelques uns de ses joueurs. Ces réactions sont en effet idiotes et indignes. Chez nous, comme partout, nous détenons notre lot d’imbéciles et rien, hélas, ne les changera.

Mais c’est plutôt le silence des autres qui devrait inquiéter. Il faut savoir l’entendre comme significatif du désappointement de la majorité du public devant la somme d’à-peu-près, de fautes techniques, de mauvais choix, voire d’insultes au jeu, bref de cette bouillie qui constitue l’ordinaire à “Guy Boniface”.

Dés lors, à moins de considérer qu’ils sont incapables de mieux faire, il semble abusif d’excuser de manière systématique des joueurs qui rééditent les mêmes erreurs depuis le début de la saison. Et comme l’été de la Saint Martin n’a pas pour habitude de durer jusqu’au
printemps suivant, on pourrait éviter de mettre tous nos maux sur le dos des conditions hivernales.

Il existe plusieurs façons d’être supporter. Et l’une d’elles, aussi respectable que d’autres , consiste à défendre d’abord son club, ses valeurs, son image. A désirer que les joueurs qui en portent le maillot le fassent avec coeur bien sûr, vertu élémentaire mais pas suffisante.
On attend aussi d’eux, surtout en ces lieux, qu’ils perpétuent une tradition qui consiste à donner au public un peu du bonheur que seul peut procurer le rugby lorsqu’il est joué avec enthousiasme et respect du jeu.

Le plaisir, lorsqu’il est éprouvé sur le terrain, se ressent dans les tribunes. Le jeu restrictif, prévisible, approximatif, ne transmet que l’ennui.

Regarder des ballons passer ou non entre les poteaux, observer des touches et des mêlées, subir des petits tas répétitifs, attendre les pénalités et n’avoir comme sujet d’enthousiasme que le bilan comptable du classement jusqu’à la fin de saison en attendant la suivante, non merci!

Janvier est désormais terminé. Le quinze montois, à partir du voyage à La Rochelle , entre les deux visages de Janus, choisira-t-il sa voie ?

Signé Bourdon

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